Prácticas en Perú

Período de prácticas en Ciudad de Dios, Perú

Semana del 19 al 24 de julio

 - 19 juillet 2009 -

 
Taller de facilitador, 8h dans les locaux de Cedepas.
On retourne à l’école, ou presque ! Il s’agit d’une formation pour adulte sur la manière de mener une réunion et un groupe en général. On se croirait de retour avec Rosette. Le groupe est sympathique, nous retrouvons pas mal de têtes connues : Gabriela, David, Jessica et d’autres que nous avons croisé dans les locaux ou avec qui nous avons mangé chez la señora Maria.
 
1ère fois que nous dégustons du cuy !
C’est une viande un peu élastique, avec pas mal de gras…mais très appréciable !
 
 
Aprem glandouille, dans tous les sens du terme : sieste et geekage à fond.
Juanjo devait revenir dans l’aprem pour nous emmener à San José de Moro. Ne pas promettre des choses quand on ne peut pas les tenir, voilà tout. Nous verrons bien ce qu’il nous dira demain.
Des problèmes avec son ordinateur…enfin, sans commentaires.
 
Dîner à Chepén, pour changer ! C’est le dernier jour de la fête de Ciudad de Dios, nous en profitons pour aller faire un petit tour sur la place principale. C’est surprenant la quantité de jeunes qu’il peut y avoir dans une si petite ville ! C’est là que l’on se rend compte que l’Europe est vraiment un continent vieillissant...
 
 
- 20 juillet 2009 -
 
Aujourd’hui, un nouveau membre de l’équipe doit faire son apparition : il s’agit d’une espagnole, spécialisée dans le SIG. Petit soucis : elle n’est pas arrivée !
 
Nous travaillons sur le profil du touriste européen. Pas mal de recherches et du boulot sur ordinateur. Le temps passe assez vite lorsqu’on est occupé.
 
Pescado frito au menu du jour. Nous prenons rendez-vous avec la señora Maria samedi pour aller faire le marché !
Mon estomac a mal digéré qqch, je ne me sens pas très bien en début d’après-midi. Quelques instants de répit et de repos me permettent de retrouver des forces. C’est reparti pour le profil du touriste européen. Juanjo nous avait dit que nous irions à San José de Moro, étant donné que nous n’avons pas pu y aller la veille. Mais l’équipe du PAT se réunissait pour faire un bilan des avancements du projet… Bien évidemment, nous y avons assisté !
 
Dîner à Chepén, puis dodo !
 
 
- 21 juillet 2009 -
 
Journée de travail : on continue ce que l’on a entamé la veille.
Pour ma part, les différents types de tourismes que l’on peut rencontrer et les différents points qui permettent de satisfaire le touriste européen ! C’est qu’ils vont être gâtés grâce à toutes nos observations, nous allons leur proposer un truc en béton.
 
En début d’après-midi, Marco nous propose d’aller à Chepén pour assister à une réunion concernant le milieu éducatif. Proyecto educativo local. Le contenu de cette réunion semble réellement intéressant : remodelage des programmes (du primaire à l’université) dans le but de former une population adaptée à son milieu et assurant le développement de sa province. Malheureusement, la grève des transports (paro nacional) n’a pas permis aux différentes autorités conviées de se déplacer… La réunion est reportée à la première semaine d’août.
 
Retour au bureau et à mon profil du touriste européen…
Notre cher ami Rodrigo (le gars avec qui nous mangeons parfois et qu’on ne peut pas se pifrer…) organise une réunion avec toute l’équipe du PAT. C’est un peu mou dirons-nous, mais j’ai quand même pu collecter certaines informations !
 
Un pollo a la brasa en guise de dîner puis direction l’hospedaje! Juanjo nous a passé près de 1, 45 gigas de musique péruvienne…les soirées à Dijon vont être chaude, c’est certain !
 
  
- 22 juillet 2009 -
 
Trabajo de gabinete quand tu nous tiens !
Construction des panneaux d'informations pour le stand de demain. Enfin, nous aidons activement David qui semble un peu dépassé tout seul...
 
 
 
- 23 juillet 2009 -
 
Nous sommes à l’oficina à 8h pour partir direction Pacasmayo et faire notre campagne d’information à la population ! Nous ne sommes que 3 : Laura, Marine et moi. Jessica et David n’ont finalement pas pu nous accompagner pour cause d’entrevue prévue à la dernière minute et de débarquement espagnol en terre péruvienne ! Oui, car c’est aujourd’hui qu’arrivent les 2 basques qui vont aider David dans son travail.
 
Le stand de l’ONG était assez cool : un panneau sur le PAT, un sur le SIG et nos 3 panneaux photos… Cette fois-ci, nous avons réellement parlé avec les gens et expliqué en quoi consistait le projet ! On sent que notre espagnol s’améliore et surtout que nous parlons de manière beaucoup fluide.
El plan de acondicionamiento territorial es una herramienta de gestión de la municipalidad. Nos sirve para ver cuales son las limitaciones, las potencialidades del territorio en pesca, agricultura, comercio, turismo...e integrarlas de manera sostenible.
 
 
Una banda de músicos nous a également accompagné pendant un petit moment.
 
Le résultat est plutôt positif : beaucoup de gens sont venus voir nos panneaux et écouter nos quelques explications ! N’oublions pas que l’essentiel est d’informer la population et de diffuser à grande échelle notre projet.
 
Retour à Ciudad de Dios vers midi et demi… Nous faisons la connaissance de Bego et Maïté, les 2 espagnoles. C’est assez rigolo de rencontrer d’autres européennes. C’est que l’ONG s’internationalise ! Bref, nous partons manger à Chépen (l’Xquisito  pour changer...) et faisons un petit tour sur le marché.
 
Puis nous partons à Pacasmayo : découverte de la plage pour les 2 chicas, du muelle (!!!)… Nous achetons nos billets de retour de Cajamarca pour mercredi soir.
 
 
Retour à la oficina. Grosse surprise ! Jessica nous a gardés des maní pour nous montrer ce que c’était. Il s’agit en fait de cacahuètes ! ^^
 
Un peu de travail tout de même. Les mails de Juanjo sont un peu vagues…on enfonce pas mal de portes ouvertes j’ai l’impression. C’est que nous n’avons pas envie que notre travail soit une redite de ce qui a déjà été fait… Bref, nous discutons avec lui à son retour. De suite (presque) tout s’éclaire, nous savons dans quelle direction nous allons concernant notre travail. C’est toujours un peu de la redite quand même…le problème c’est que Juanjo est assez têtu dans sa manière de penser !
 
Le soir, nous prenons la cena à Chépen. Nous sommes 6 : les 2 basques, David, Juanjo et nous ! C’est qu’à nous tout seul nous pouvons remplir un taxi maintenant. Si c’est pas la classe…
 
1ère dégustation de pisco, le fameux alcool péruvien. Avec Marine, nous sommes arrivées à la même conclusion : le pisco ressemble beaucoup à notre bonne vieille goutte… Mais il y a pas à dire le pisco puro, ça arrache bien quand même !
 
 
- 24 juillet 2009 -
 
Nous commençons le travail plus tôt : 8h à la oficina !
 
A 9h, nous partons déjeuner avec les espagnoles. Un véritable troupeau d’éléphants composé de 7 personnes (les même que la veille + Jessica). Cette dernière nous propose d’aller à Pacanga avec elle, nous acceptons volontiers.
 
Quelques minutes avant, nous avions discuté du site archéologique de San José de Moro et hop elle nous propose de faire un petit détour pour pouvoir découvrir le site. Vraiment chouette. Nous devons également aller récupérer les panneaux de la veille à Pacasmayo, donner des documents au taller de participación ciudadana de Janeth et Elena, déposer une des cartes de David à San Pedro.
C’est que le programme est chargé !
 
A Pacanga nous retrouvons le chef de la province que nous avions vu la 1ère fois avec Marco.
Dans son bureau, des vasijas mochicas trouvés à même le sol. Magnifique, c’est la 1ère fois que l’on en voyait d’aussi près.
 
Un détour par San José de Moro : le site est toujours en cours de fouilles (excavaciones), c’est assez impressionnant à voir. On y a découvert près de 180 tombes, dont celle de la fameuse sacerdotiza (con una vasija en la mano). Les fouilles ont débutées en 1991.
 
 
A Pacasmayo, récupération des panneaux et petit accident avec la carte : le verre du cadre s’est brisé en 3 morceaux, ce n’est pas de notre faute…c’est celle de l’extincteur !
Du coup, nous n’allons pas à San Pedro et nous arrêtons au taller de participación ciudadana. C’est qu’il y a quand même pas mal de monde ! Nous mangeons là.
 
Détour par San Pedro tout de même pour rencontrer el arqui et le maire mais aucuns des deux n’étaient là… Aprem de gabinete et d’avancement du profil.
 
Les espagnoles nous quittent déjà. Nous pensions qu’elles étaient là pour 3 mois mais en fait elles doivent choisir le lieu qu’elles préfèrent parmi tous ceux de Cedepas ! Finalement, elles ne sont pas si expertes que ça en SIG…malheureusement pour David.
Nous montrons nos photos à David, enfin l’essentiel : famille, amis, Marseille et Mirabel-et-Blacons…
 
David, Marine et moi partons dîner : saltadito de pollo au menu.
 
Nous jouons aux petits chevaux ! El ludo…
Nous apprenons au passage quelques nouveaux mots : duda = cassé, el ganador/la ganadora = le gagnant/la gagnante, el perdedor/la perdedora = le perdant/la perdante…

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Publié à 01:36, le 31/07/2009,
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Huanchaco - Huaca del sol, campiña moche

- 18 juillet 2009 -

Départ de l’hospedaje 9h.
 
Après un petit déjeuner à base de papa rellena, nous partons direction Huanchaco.
Juanjo ne nous accompagne pas : hier, le temps n’a pas suffit pour que son ami ait toutes les informations qu’il voulait.
 
Bref, nous prenons le bus « H con corazón » qui nous mène jusqu’à Huanchaco.
Sur la route, nous croisons le site archéologique de Chan Chan et Huanchaquito, le village dont Edith nous a parlé. C’est beau : l’océan, les pélicans, les surfeurs et les caballos de totora...
 
 
Nous y sommes. Une plage pas si mal aménagée et pas mal de touristes ! Je crois bien que c’est la première fois que nous rencontrons tant de personnes si peu typiques…
On se fondait plus dans le paysage.
 
Comme nous l’avait indiqué Juanjo, nous avons trouvé assez facilement le restaurant Big Ben : la pancarte est en effet visible depuis le muelle.
 
 
 
Nous demandons à rencontrer le chef Leoncio et après quelques discussions par talkie-walkie nous pénétrons dans son établissement et l’attendons.
 
La discussion fût fort intéressante ! Ce chef aime vraiment son métier, il n’y a pas à dire. Le mélange des cultures qui font le Pérou (costa, sierra, selva mais aussi européenne, indienne, chinoise, japonaise…) se retrouve dans la manière de cuisiner chaque plat. Nous abordons tous les sujets qui nous passent par la tête : poissons, plats typiques, culture moche… L’héritage mochica est incroyable ! On peut le retrouver partout : que ce soit dans les sites archéologiques, l’artisanat, la cuisine, la manière de construire…
 
Incroyable.
 
Nous décidons par la suite de partir à la découverte de l’artisanat de Huanchaco.
 
On sent que c’est fait pour attirer le touriste : pas mal de tocs, et du « Huanchaco, Trujillo, Perú » sur tout ce que l’on peut rencontrer ou presque ! Nous avons quand même pu trouver de charmants petits porte-monnaie pour mettre nos pièces. En revanche, nous sommes assez déçues par les pipes en pélicans : la plupart sont des copies ratées de Bob Marley, non merci.
Bref, Marine achète tout de même une pipe à François, en pierre certes. Elle a quand même failli nous coûter 100 soles !
 
Nous déjeunons pour un total de 10 soles, raisonnable avec ceviche et lomo saltado pour ma part.
 
 
 
Juste en face, un peintre : le seul que nous avons vu dans tout Huanchaco. Ce doit être Angel el pintor, l’habitué dont nous a parlé Edith. Nous allons le voir et c’était bien lui !! Une personnalité ici et un homme fort intéressant. Il possède une galerie, a fait pas mal d’expositions et il faut bien avouer que son travail est assez remarquable. La simplicité de son œuvre parvient à retranscrire la simplicité des péruviens et de leur vie en général. Il nous montre ses peintures décrivant des scènes quotidiennes des habitants : femmes, pêcheurs… On apprend que c’est également l’auteur des sculptures qui ornent la ville. Nous avons même eu droit à un autographe, dans quelques années ça vaudra de l’or !
 
 
Nous repartons direction Trujillo, bus « H sin corazón » cette fois-ci.
 
Arriver pour repartir quelques temps après direction Huaca del Sol y Huaca de la Luna.
Un ami de Juanjo, Juan, nous a rejoints pour la visite. Nous débarquons dans la campiña moche, vallée assez florissante où l’agriculture est l’activité principale.
 
Nous nous arrêtons chez un artisan moche, ami de Juanjo.
Une rencontre des plus intéressantes qu’il soit. Il nous explique comment il fabrique ses céramiques, la manière dont il confectionne ses moules… Conserver le patrimoine et la culture moche, les transmettre à sa famille, perpétuer les traditions mochicas comme l’on fait son père et son grand-père. C’est tout simplement magnifique de rencontrer des gens si fiers de leur culture. Lui et ses 11 frères (!!!!!!) font également des cérémonies, à la manière des mochicas bien évidemment. Peut être que nous allons assister à la prochaine qui aura lieu !
 
Malheureusement, nous ne pouvons pas visiter la huaca de la luna : l’heure de visite est dépassée. Qu’à cela ne tienne, nous retournerons exprès à Trujillo pour aller voir cette pyramide et découvrir les merveilles qu’elle renferme. Nous grimpons tout de même au sommet de la huaca del sol.
 
 
Que energía !
 
Une vue sur toute la vallée moche agrémentée des histoires de notre ami l’artisan. Je récupère au passage de l’adobe, argile avec laquelle les civilisations pré-inca ont construit tous leurs édifices.
 
Retour à Ciudad de Dios avec notre ami Linea.

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Publié à 01:41, le 20/07/2009,
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Tumbas reales, señor de Sipán

- 12 juillet 2009 - 

Nouvelle salida de campo ! Nous devions partir à 9h…mais les fêtards de la veille (Juanjo et David) n’assument pas des masses et ce n’est à 8h40 que Juanjo m’annonce qu’on ne partira qu’à 10h. Avec Marine, nous étions déjà prêtes. Nous sommes donc parties prendre notre petit déjeuner, direction la panadería.
 
Enfin 10h, c’est le moment de partir direction Chepén et son marché.
On y vend de tout : vêtements, produits alimentaires en tout genre (fruits, légumes, viande sans conservation frigorifique – vive la chaîne du froid-…) mais aussi chapeaux, montres, outils, sacs…
Ce marché ressemble un peu aux puces quand on y réfléchit bien : il suffit juste de demander et tu trouves tout ce que tu veux !
 
A 11h, dégustation du fameux cebiche (con papa rellena), plat péruvien typique de la côte à base de poissons frais. Il y avait pas mal de rocoto ! ^^
 
Nous partons ensuite direction Lambayeque.
 
Premier essai de moto taxi !
Assez stable, même si les péruviens ont toujours une drôle de façon de conduire et de se comporter sur la route.
 
Nous prenons un bus línea pour nous rendre à Chiclayo. Nous ne verrons essentiellement que la place de Chiclayo et son église. Elle est d’ailleurs beaucoup moins chargée que celles que nous avions pu voir auparavant. C’est agréable. Un peu dérangeant tout de même de visiter alors que les gens étaient en pleines prières…
 
Almuerzo dans un resto sur la place principale. Premier groupe de français que nous rencontrons !
Il y avait essentiellement que des étrangers dans cet établissement, il devait être recommandé par quelques guides…
Boulette de la journée : je suis fauchée…enfin j’ai pris que 10 soles sur moi ! Pas suffisant pour l’ensemble de notre programme : 10 soles de bus aller/retour, la bouffe, l’entrée au musée 10 soles ! Heureusement que boulette avait claqué son billet de 100…
 
Nous prenons un taxi pour nous rendre jusqu’à Lambayeque et partir à la découverte du musée « Tumbas reales del Señor de Sipán ».
 
Génialissime !
Aucune photo dans la mesure où on devait laisser nos affaires à l'entrée mais j'ai ramené des prospectus...no se preocupen !
 
Le musée était vraiment super bien fait, j’en garde un très bon souvenir. On y apprend pas mal de choses sur la culture Moche et sur le Señor de Sipán  bien entendu. Nos recherches précédentes sur la culture moche ont été bénéfiques : armées de pas mal de vocabulaire, la visite s’est faite tranquillement sans difficultés de compréhension. C’est que nous faisons des progrès en espagnol !
 
Ce complexe archéologique est formé de 2 pyramides tronquées et d’une grande plateforme funéraire. La particularité de cet édifice est qu’il a été construit à différentes époques. Ce sont au total 13 tombes (royales ou de personnes importantes de la société mochica : sacerdote, jefe militar…) que les archéologues ont mis au goût du jour. Des topos sont faits sur chacune d’entre elles.
 
La plus importante est celle du Señor de Sipán.
Description de tous les éléments que l’on a pu trouver à l’intérieur : brazaletes, tocados, narigueras, orejeras, ropas, joyas, sonjeros, vasijetas…
 
Magnifique ! Une richesse inestimable.
 
Des reconstitutions sont également faites pour que le visiteur puisse s’imaginer la vie de l’époque.
 
Les 2 autres tombes les + importantes sont celle du sacerdote (même époque que le Señor de Sipán) et celle du vieux Señor de Sipán. Ce dernier était également maître des lieux mais à une époque beaucoup plus lointaine : sa tombe se trouve dans le premier niveau de la plateforme.
 
Un peu fatiguée de cette visite, il faut bien l’avouer.
 
Juanjo m’a offert une quena : c’est une flûte péruvienne typique que l’on joue particulièrement dans la sierra (les Andes !) mais que l’on peut également trouver sur la côte.
 
Un groupe est venu jouer à l’Xquisito lorsque nous mangions. C’est surprenant de voir comment on joue la quena : l’embouchure se pose sur les lèvres et on souffle plutôt comme dans une flûte traversière alors que d’apparence la quena ressemble plus à une flûte à bec.
 
Je m’entraîne. Peut être allons-nous monter un petit groupe folklorique !

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Publié à 01:29, le 20/07/2009,
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Trujillo, tercer día - Chan Chan

- 5 juillet 2009 -

Juanjo devait venir nous chercher à 9h et il était là à 8h30… Pas cool, sachant que je venais d’entrer dans la douche…il devait s’en vouloir de la veille.
 
Pour le desayuno, nous avons eu droit à une humita, la fameuse galette de maïs avec du fromage et du poulet ! Un peu lourd dès le matin. Je ne sais pas comment font les péruviens pour manger un tamal ou un pescado frito de si bonne heure. Mais bon qui sait, peut être qu’un jour je m’y mettrai ! On peut également prendre son tamal ou sa humita à emporter dans des petits sachets. Assez surprenant de voir nourriture et boisson (oui, oui même les jus de fruits ont droit à leurs petits sachets) trimballés de cette manière !
 
Nous sommes partis à la découverte de la ville : architecture coloniale, églises…
 
Tous les dimanches matins, il y a un défilé de l’armée plaza de armas. Cette tradition remonte à la guerre contre le Chili : l’armée péruvienne voulait montrer aux habitants qu’elle s’entraînait pour les protéger. Aujourd’hui, bien que la guerre soit terminée le défilé persiste et les habitants sortent pour venir admirer le défilé militaire.
 
 
Nous avons également visité une église…dominicaine ! Amis lacordairiens, il y avait du déjà vu. En effet, la croix dominicaine noire et blanche avec sa devise m’a rappelé certains souvenirs de lycée. Ce n’était pas ‘Réussir pour servir’, mais plutôt ‘Alabar, Bendecir, Predicar’… Bref, pas mal de statues comme toujours et de nombreux saints. La religion catholique ressemble un peu ici à une religion polythéiste…
 
Direction Chan Chan.
 
Nous prenons le bus allant jusqu’à Huanchaco, une plage très prisée par ici. Mais ce n’est pas le but de notre visite ! Nous allons à Chan Chan, site archéologique appartenant au patrimoine de l’humanité. Situées à 10 kilomètres au Nord de l'actuelle ville de Trujillo, les ruines de l'ancienne capitale du royaume Chan Chan constituent l'un des plus importants sites archéologiques de l'Amérique précolombienne. Construite entre les rios Moche et Chicama, sur les terres irriguées par des canaux, la capitale se compose d'une dizaine de vastes quartiers entourés de hautes enceintes de terre battue (d’où son nom, ciudad de barro). La superficie de la cité et de sa périphérie devait atteindre 25 kilomètres carrés à son apogée.
 
Comment dire…C’est grand, immense même ! On peut dire que les chimus aimaient les grands espaces ! Les agriculteurs utilisaient un système élaboré de canaux issus des rivières Moche et Chicama. Les Chimus créèrent également des fermes approvisionnées en eau souterraine. On appelle huanchaque les bassins creusés en profondeur et utilisés pour l’agriculture. L’utilisation des eaux souterraines leur permettait de cultiver et de survivre dans ces vallées désertiques.
 
Des formes géométriques, beaucoup de références au milieu marin (peces, pelícanos, olas…), des tombes, des lieux sacrés et réservés aux divinités. Les parties rénovées révèlent des structures magnifiques.
 
 
 
 
 
Le site n’est pas entièrement mis en valeur vu son immensité et on remarque que lorsque la rénovation n’a pas lieu, les ruines ressemblent fortement à Pakatnamu ! Cette dernière est une autre cité chimu que nous étudions dans notre projet ! Imaginez une peu toutes les ressources dont dispose le Pérou…
Nous ne visiterons que le palacio Tschudi et le musée de Chan Chan.
 
 
Il nous manque 2 sites pour pouvoir faire une visite complète (huaca el dragon y huaca la esmeralda) mais nous sommes en manque de temps et apparemment un des sites craint un max, donc bon tant pis !
 
Au menu, aji de gallina…et bien ça ressemble fortement au sauté de dinde !
 
 
Comme souvent une chicha morada en accompagnement : il s’agit d’une boisson élaborée à partir de jus de maïs, de cannelle et de pomme. Avec Marine, nous ne sommes pas trop fan mais apparemment c’est que nous n’avons pas goûté les meilleurs qu’il soit.
 
Nous rentrons à Ciudad de Dios avec notre chère compagnie de bus Linea. On avait l’impression d’un petit ‘retour à la case départ’ dans cette gare routière de Trujillo. Juanjo n’est pas rentré avec nous : il part pour 4 jours à Lima. Le voyage et l’arrivée se sont bien passés, on nous a bien laissé à destination ! Petites courses, appel (llamada) à Juanjo pour dire qu’on est bien arrivées et puis lessive ! Et oui, presque 2 semaines que nous avons mis le pied en terre péruvienne.
 
Le soir, David nous a fait découvrir el emoliente. Il s’agit d’une boisson chaude typique utilisée pour toutes sortes de maux : estomac, sang…qui se vend dans la rue ! La mixture est faite à partir de nombreuses herbes (herbitas) du campo : alfalfa de perro…. Une texture de miel trop liquide, une boisson un peu trop sucrée à mon goût.
 
Le soir, visionnage des photos et surtout pas mal de repos.

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Publié à 18:23, le 7/07/2009,
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Trujillo, segundo día

- 4 juillet -

1er réveil à Trujillo… Les rues sont bruyantes, comme d’habitude. Je me demande quand est-ce que les péruviens dorment ! Certes, nous avons dormi peu mais nous nous sommes tant bien que mal levées et nous nous sommes préparées pour être prête pour 9h… A 10h, Juanjo n’était toujours pas venu nous chercher. Un peu les boules, il faut bien l’avouer !
 
Desayuno, sur le pouce avec pour la 1ère fois un sandwich de pollo à 10h du matin.
 
Direction la salle de réception « las Américas » où avait lieu le premier séminaire ‘Macro Regional Norte’. Nous avons été cordialement invitées à rentrer gratuitement alors que la participation pouvait monter à 200 soles pour les professionnels ! C’est que l’on connaît du monde maintenant…
Ce sont des conférences qui s’enchaînent, qui s’enchaînent… Les intervenants sont plus ou moins intéressants comme dans n’importe quel séminaire ! Le matin, enfin ce qu’il en restait, nous avons assisté à une présentation sur le cadastre et à une sur le SIG (Système d’Information Géographique) … A ce séminaire, nous avons retrouvé Laura, David, Marco et surtout Edwin Pajares ou notre contact à Cedepas depuis le début. Un homme d’environ 45 ans, assez dynamique et qui est d’une gentillesse folle ! Vraiment contente de pouvoir le rencontrer enfin !
 
Le repas fût composé d’un pollo saltado pour ma part. Même préparation que le lomo saltado mais cette fois-ci avec du poulet ! A savoir : riz, tomates, papas fritas, oignons…
 
Nous avons assisté toute l’après-midi au séminaire. Il faut avouer que ce fût un peu difficile, et pas que pour nous. Certains intervenants étaient d’un ennui (aburríssimo, aburríssimo !) mortel et nos petits esprits n’ont pas résisté à une super méga sieste… Bon j’avoue je me suis endormie, mais j’ai quand même suivi un exposé en entier concernant la ZEE (Zonificación Ecológica Económica) qui était assez intéressant. Malheureusement, je n’ai suivi que la moitié de l’exposé d’Edwin sur l’aménagement du territoire. Vraiment dommage !
Bref, vers 19h nous sommes partis tellement l’intervenant était d’un ennui total. Son sujet portait sur l’économie…
 
Petite visite de Trujillo la nuit. Nous avons été à la Casa de la Emancipación où avait lieu une exposition de jeunes artistes péruviens. Architecture coloniale dans tout le centre historique de la ville avec couleurs, formes et devantures d’une incroyable beauté.
 
 
 
Nous avons pris la cena au Rosado, un des plus anciens resto de Trujillo ! Le père de Juanjo y allait quand il était étudiant… Pourquoi Rosado ? Tout simplement, parce que les murs sont peints en rose… Nous avons testé ce soir-là le sandwich de mechado : du porc avec sa petite ensalada d’oignons !
 
Petite soirée due à une fatigue que l’on n’a pas récupérée malgré nos siestes à répétition pendant les conférences ! Demain au programme : visite de la ville de Trujillo et découverte de l’ancienne capitale Chimu, Chan Chan !!!

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Publié à 17:45, le 7/07/2009, Estado Trujillo
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